
Un moment de fatigue, un atterrissage peu soigneux ou un gonflage trop hâtif et les conséquences peuvent avoir des répercussions désagréables. L’entorse de cheville ou de genou, la rupture ligamentaire, la contusion des surfaces articulaires sont le lot quotidien des services d’urgences traumatologiques. Quelques pistes pour en savoir plus.
Nos membres inférieurs sont notre meilleure protection en cas de problèmes. Ils représentent 1m20 d’amortisseur lorsque nous mettons au maximum 40cm de mousse ou d’airbag sous nos sellettes. Il semble évident de les sortir au moment de l’atterrissage, et encore plus évident d’en prendre soin et de se donner les moyens de les préserver. Ils sont en première ligne pour nous protéger et sont donc mis à rude épreuve au cours de notre vie de parapentiste. Pour exemple 43 % des accidents de juin 2006 concernent un problème aux membres inférieurs (données FFVL). Si il nous était donné de détailler les différents types de lésions nous pourrions certainement voir que les articulations sont fortement sollicitées.
Rappels.
Une articulation présente habituellement des surfaces de glissement cartilagineuses lubrifiées par le liquide synovial. La capsule articulaire vient englober ce milieu aqueux très particulier pour le protéger et l’alimenter. Cet ensemble de tissus fibreux constitue la première barrière de protection passive. Viennent ensuite les ligaments reliant un segment osseux à l’autre. Ils constituent la seconde barrière de protection. Enfin la peau recouvre l’ensemble et protège des petits bobos journaliers.
En complément de ces protections passives interviennent des protections actives mettant en œuvre plusieurs acteurs : le réflexe postural et la proprioception.
Le réflexe postural a pour but, entre autre, de maintenir l’équilibre, la verticalité et la rigidité de notre corps. Le fonctionnement de ce mécanisme qui repose sur le réflexe « myotatique » (souvenir de SVT classe de seconde…) est entièrement automatique. Un muscle étiré se contracte en réponse presque instantanément, et d’autant plus fort que l’étirement est brutal. Vos membres réagissent donc à toute déformation, comme un véritable amortisseur naturel.
La proprioception en revanche n’est pas automatique, elle se développe grâce à l’entraînement physique et à l’habitude du mouvement. Pour simplifier, il s’agit de la conscience que possède votre cerveau de la position de vos membres dans l’espace. L’entraînement accentue et automatise cette conscience. C’est primordial pour vos chevilles et vos genoux sur un terrain irrégulier. Vos muscles se comportent comme des ligaments actifs et, bien « éduqués », peuvent même alors remplacer un ligament rompu précédemment comme par exemple le croisé antérieur du genou. Lors d’un appui ou d’un impact, une bonne proprioception placera votre pied dans une position qui évitera l’entorse de cheville si vous posez sur un caillou…
Suite dans une semaine.
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