préparation physique (I)

Un article parut dans Aérial l’an passé, toujours d’actualité. En 3 parties, pour que ce soit plus digest:

Le vol libre, un sport ?
max-flou-file

Et depuis quand ?
J’arrive au plus tôt à 11h sur le décollage, c’est largement suffisant ; j’ai absolument besoin de sommeil après cette soirée qui me fait encore mal aux cheveux…
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Marcher ?
Pourquoi faire, la voiture me laisse à côté de la moquette, je ne vais pas me fatiguer en plus.
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La récupération ?
Encore un mot barbare pour parler de la bière sirotée tranquillement au bar de l’atterrissage, avec les potes.
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Et pourtant !
Il y a les entorses de cheville, de genou au décollage et à l’atterrissage lorsque cette fichue motte de terre apparaît sous le pied. Il y a les lésions de l’épaule et du coude lorsque le contrôle de voile raté à la fin du gonflage oblige à improviser un roulé-boulé digne du parachutisme de grand-père. Il y a les différences d’altitudes générant des changements de températures importants en vol. Il y a la déshydratation quand la pipette est gelée ou lorsqu’elle pend lamentablement dans le dos, oubliée au cours du décollage. Il y a l’hypoglycémie, la CFD n’ayant pas encore reconnu la pause syndicale de midi. Les barres de céréales ne font pas encore partie de la prévol et les étoiles apparaissent dans le champ visuel au bout de quelques tours dans le thermique à l’heure du casse-croûte. Il y a la fatigue nerveuse à la reprise printanière, après des mois d’inactivité. Il y a le stress de la compétition lorsque celle-ci s’étale sur plusieurs jours, comme au championnat de France. Il y a ce séjour dans les Alpes ou à l’autre bout de la planète, programmé depuis 6 mois, durant lequel le corps va subir une accumulation de tous ces petits désagréments : mauvais sommeil, déficit hydrique, filière d’apport énergétique inadaptée et réserves s’épuisant, transit intestinal perturbé par une alimentation inhabituelle. Et puis, il y a la mauvaise prévol, une fausse impression de sécurité, une analyse erronée des conditions qui va conduire à l’accident. Le genre de problèmes qui n’arrivent pas tout le temps qu’aux autres. Suivant l’état physique du pratiquant à ce moment les conséquences d’un impact seront variables, fonction de la tonicité du tronc et des membres inférieurs qu’il aura pu mobiliser mais aussi fonction de l’image corporelle et de sa représentation dans l’espace.

La préparation physique.
Il est peut être alors intéressant de se pencher sur la question de la préparation physique. Certains, auprès du radiateur, diront que c’est réservé à une élite. Peut être, mais pas seulement. En ciblant correctement son propre niveau de pratique il est possible de trouver des objectifs adaptés à chacun. Augmenter son confort pour le pilote occasionnel, optimiser les performances de la machine humaine pour le pilote de distance ou le compétiteur, minimiser le résultat d’un éventuel accident pour tout le monde !
Ainsi le travail de proprioception des membres inférieurs pourra minorer les risques au niveau des chevilles et des genoux. Le chaussage devenant un complément à ce travail de prévention. La mise en application (le transfert) au parapente se fera au moment du gonflage et du contrôle de la voile au sol, les déplacements latéraux de recentrage sollicitant les chevilles en les plaçant dans des situations favorables à la mise en varus forcé, génératrices d’entorses. Les retournements face-voile/dos-voile vont quant à eux solliciter les genoux dans leur composante de rotation. L’ensemble de ces sollicitations va naturellement mobiliser des systèmes de défense articulaire adaptés. La vigilance musculaire en est le principal acteur : l’information proprioceptive afférente est analysée et des réflexes mettent en jeu immédiatement l’ensemble des muscles agonistes et antagonistes protecteurs de l’articulation concernée. Il est donc intéressant de rechercher des activités qui vont favoriser la boucle réflexe de protection de nos articulations des membres inférieurs. On retrouve cette vigilance kinesthésique dans les sports collectifs ainsi que tous les sports qui font appel à des changements d’appuis rapides associés à des rotations. Pour exemple : handball, rugby, tennis, course à pieds sur terrain varié, etc…

Suite au prochain numéro. :-)

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